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Nelly OLIN, ministre de l’écologie et du développement durable, a réuni ce jeudi 27 juillet, et pour la quatrième fois depuis février dernier, le comité national de suivi des effets de la sécheresse. Un bilan de la situation hydrologique, des impacts sur les différents usages de l’eau dont l’électricité et des perspectives à court terme a été fait.
Malgré des précipitations orageuses, les mois de juin et de juillet 2006 ont été secs sur l’ensemble du territoire. Quatre grandes zones sont particulièrement concernées : le Sud-Est qui connaît un déficit de précipitations depuis février, le bassin parisien où les nappes phréatiques mal rechargées en 2005 et 2006 sont à des niveaux très bas, le Sud-Ouest affecté par un déficit de pluies depuis trois mois et la région Poitou-Charentes dont les ressources en eau sont limitées.

Ce déficit couplé aux fortes températures a contribué à affaiblir les écoulements des cours d’eau, entraînant des risques accrus de dommages aux milieux aquatiques. Les assecs des cours d’eau ont nettement progressé ces dernières semaines. Des mortalités de poissons sont observées ainsi qu’une dégradation de la qualité des eaux. Les nappes poursuivent leur baisse.
Les préfets de départements qui ont reçu dès janvier 2006 des instructions pour se préparer à la gestion d’une éventuelle crise estivale, prennent les dispositions adaptées en concertation avec les différents acteurs et harmonisées au niveau régional. Dans 49 départements des mesures de limitation des prélèvements d’eau ont été prises. Dans 24 d’entre eux, certains bassins versants sont concernés par une interdiction totale de prélèvement pour l’irrigation. Ces mesures sont adaptées au fur et à mesure de l’évolution de la situation, qui est suivie par des comités sécheresses départementaux.
Compte-tenu de ces conditions climatiques exceptionnelles, le Gouvernement a été amené à autoriser le 22 juillet, de manière préventive et sous réserve de mesures d’accompagnement relatives au respect de l’environnement, des dérogations pour la poursuite d’exploitation des centrales de production d’électricité contribuant au maintien de la sécurité du réseau de distribution. Ce dispositif exceptionnel n’est pas encore utilisé à ce jour.
Aucune rupture de l’alimentation en eau potable des populations n’est à signaler sur le territoire.
La situation est à ce jour globalement moins difficile qu’en 2005, mais préoccupante. Elle s’est sensiblement aggravée ces dernières semaines. Pour Nelly OLIN l’effort d’anticipation de tous les acteurs depuis le début de l’année doit être salué, mais une vigilance extrême est rigueur. De nouvelles instructions seront adressées aux préfets.
Nelly OLIN a également lancé un appel pour une utilisation économe de l’eau. La Ministre a présenté en ce sens une campagne de sensibilisation du grand public. Réalisée avec les agences de l’eau, cette communication montre la nécessité de gérer l’eau comme un bien rare. Elle est diffusée sur la radio depuis le 22 juillet et le sera sur les chaînes de télévision du 30 juillet au 22 août. Le slogan, « Il n’y a pas de petits gestes quand on est 60 millions à les faire » rappelle aux français que nos gestes individuels en faveur de l’environnement même modestes permettent de véritables économies.
Ainsi on peut facilement économiser chaque jour en France 3 milliards de litres d’eau, soit quatre fois la consommation journalière en eau de Paris :
- Un bain, c’est 150 litres et une douche, 50 litres : 73 000 litres économisés par an par personne
- Un robinet qui goutte : 100 litres perdus par jour soit 36 500 litres perdus par an - les fuites peuvent représenter 20 % de la consommation d’un foyer.
- Un lavage de voiture au jet, c’est 200 litres, dans une station de lavage c’est 60 litres.
Parallèlement, le document « Mouillons-nous pour l’eau » qui donne des conseils pour économiser et protéger l’eau est disponible sur le site des agences de l’eau www.agencesdeleau.fr..
Lors de son intervention, Nelly OLIN a indiqué que la sécheresse et la canicule actuelles illustraient très concrètement les conséquences du changement climatique sur notre vie quotidienne (www.ademe.fr) La Ministre a rappelé l’engagement du Gouvernement dans ce dossier. Elle a invité les français à contribuer dans leur vie quotidienne à réduire leurs émissions de CO2, par exemple en recourant au crédit d’impôt prévu pour l’isolation des logements ou les chauffe-eau solaires et qui a été renforcé 2006, en privilégiant les transports en commun, ou encore en utilisant avec modération la climatisation. Nos rejets de CO2 « d’aujourd’hui » c’est la canicule « de demain » a conclu la Ministre.
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